dimanche 28 janvier 2007

Ce crétin de prince charmant

J’aimerai qu’ici aussi il neige pour recouvrir la laideur du monde qui nous entoure,un peu de lumière,un peu de pureté quand tout parait si noir.

Vous vous levez il fait noir, vous partez vous enfermer dans ce que l’on appelle « classe » ou encore « bureau » et alors vous ne voyez toujours pas la lumière.18h vous sortez afin de respirer un peu d’air frais. Noir. Il fait toujours noir. C’est à se demander si le jour a fait irruption à quelque moment.

Alors vous vous tournez vers un être qui semblait de loin briller, illusion.

A présent je ferai de la méfiance mon ombre .Celle qui me suivra partout.

Les hommes me pillent le cœur. Je crois qu’il saigne. Je l’ai entendu crier parfois.

Mes yeux sont inondés, mon cœur est mou, mon estomac est noué, mes mains sont moites, je traîne mon corps, je fais semblant. Semblant que ça va quand ça ne va pas, j’ai peur de tout.

Absolument tout. Je me réveille j’ai peur que ce jour soit la dernière fois, je me douche j’ai peur qu’on m’étrangle, je m’habille j’ai peur qu’on m’espionne, je déjeune j’ai peur d’être empoisonnée, je prends le métro, le train, la voiture, le bus  j’ai peur que l’accident survienne…Cette peur insignifiante à chaque instant que tout s’arrête, de ne pas connaître la seconde d’après, de ne pas avoir eu le temps de vivre, de ne pas avoir eu le temps de dire les choses, de ne pas avoir eu le temps de construire et pourtant cette envie parfois de tout laisser.

J’ai cette obsession en ce moment de partir. Tout laisser pour tout reconstruire, tout redécouvrir ailleurs, J’en rêve mais encore une fois j’en ai peur.

Il faut que je parvienne à le faire. J’ai peur que le  temps et les gens m’en dissuadent alors j’aimerai  le faire maintenant  pour être sure de l’accomplir mais c’est impossible.

Choisir une personne, une seule, et partir avec elle. Elle serait  un repère, le seul repère.

Un rêve peut-être.

Mes rêves tiennent les ficelles de ma vie et je ne sais que faire. Reprendre en mains ces ficelles ?

J’agis sans réfléchir à cause d’eux, parfois en ma faveur, d’autres beaucoup moins…

Cela me permet au moins raviver quelques histoires.

Lui, moi, moi courant vers lui et tant d’émotions, j’en pleure, j’en tremble, je suis à la fois si triste de l’avoir quitté tant de temps et tellement heureuse de le retrouver dans ce rêve qui ne me quitte plus. Une fois debout je n’ose plus grand chose. Encore une peur ?

aspir_

Posté par ptiteluciole à 19:23 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Ce crétin de prince charmant

    attrape la corde et saute sur le bateau. La vraie échappatoire est celle de tes rêves. Tu dois te préserver et préserver ton jardin secret de toute cette noirceur et cette crasse que les gens portent en manteau et en chapeau. Tu as la pureté en toi. Ne laisse pas ton coeur se ramollir et s'éteindre. Pour rejoindre le lieu de tes reves, suis le pont qui existe entre nous. Ne lache pas ce fil d'ariane et rejoins nous. Surtout n'aies pas peur.
    Je serai toujours là.

    Posté par Kroqueuse, lundi 29 janvier 2007 à 02:13 | | Répondre
  • Quien ha dicho que no tenemos corazon ?...
    Nadie...seguro.
    Ton coeur, c'est le plus fragile, aussi immense qu'il soit..
    Que personne ne l'écorche. Ma ptite étoile il faut que tu brilles, pour cela essaie de croire encore en l'amour..C'est difficil, mais tes rêves, eux, ne s'en iront jamais.

    Posté par Caro, jeudi 1 février 2007 à 13:16 | | Répondre
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